Prévisions économiques

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Obtenez de l'information de première main en écoutant les mises à jour mensuelles et trimestrielles d'Eric Lascelles, économiste en chef, RBC Gestion mondiale d'actifs. Se faisant l'écho des opinions économiques du Comité des stratégies de placement RBC GMA, Eric donne des points de vue pertinents et nous fait part des perspectives de RBC GMA concernant l’économie mondiale.


Webémission mensuelle la plus récente sur les perspectives

Monthly Economic Outlook Webcast

Juillet 2016 [en anglais seulement]

L’économiste en chef de RBC Gestion mondiale d’actifs présente ses perspectives économiques mondiales.

La webémission comprend un diaporama en anglais seulement.

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En voici les principaux points

  • Les risques politiques sont à la hausse et la croissance économique a ralenti en raison d'un contexte économique mondial qui devient de plus en plus complexe. La surprise du vote de « sortie » du Brexit, combiné à un recul des bénéfices des sociétés mondiales et à un repli de la croissance de la main-d'œuvre aux É.-U. annoncent des horizons plutôt sombres sur le plan économique. Cependant, RBC Gestion mondiale d'actifs (RBC GMA) entrevoit que les autorités monétaires viseront à calmer les marchés au moyen d'offres de liquidités, pendant que les risques reliés au secteur des ressources naturelles continuent de perdre de l'importance et que les économies des marchés émergents commencent à remonter la pente.

  • Même si les résultats du référendum du Brexit ont surpris les marchés et auront, sans nul doute, des conséquences, il est important pour les investisseurs de garder ses incidences en perspective. Les Britanniques ont privilégié leurs inquiétudes envers leur souveraineté et envers les risques encourus, plutôt que la croissance économique. Cela démontre qu'il y a une tendance marquée à l'échelle mondiale d'être sceptique à l'endroit de la mondialisation de l'économie et que la viabilité de l'UE à long terme pourrait être compromise. Toutefois, même s'il y a des répercussions notables pour les marchés financiers à court et moyen terme, à plus long terme, celles-ci pourraient ne pas être d'aussi grande portée.

  • Une réduction de la croissance du PIB de 2 % est à court et moyen terme la répercussion la plus vraisemblable au Royaume-Uni (R.-U.), même si certaines estimations officielles tendent vers des conséquences plus négatives pour ce pays. Celui-ci va probablement encaisser une récession modérée au cours de la seconde moitié de l'année de 2016 et les négociations suite au Brexit vont sans doute signifier que les conditions seront moins favorables à l'avenir. Le R.-U. a bien plus en jeu avec 13 % de ses exportations destinées à l'UE, faisant de l'Union une entité de trois à quatre fois plus importante pour ce partenaire commercial, que l'inverse.

  • Les taux d'intérêt sont à des seuils incroyablement bas, faisant en sorte que le coût des emprunts est extrêmement modique, certains pays étant en mesure d'emprunter à un taux négatif sur des périodes avoisinant une échéance à dix ans sur la courbe des taux. Même si cela est sans équivoque un signe de dysfonctionnement, RBC GMA prévoit aussi l'adoption de plus de mesures de stimuli monétaires dans les mois à venir, ce qui permet aux gouvernements de dépenser et aux pays d'emprunter. Pourtant, les banques centrales ne peuvent abaisser beaucoup plus leurs taux que ce n'est le cas actuellement et elles ont nettement moins d'options que par le passé.

  • Le secteur secondaire s'affaiblit mondialement alors que les risques de récession sont en hausse et que les bénéfices des sociétés continuent de décroître, annonçant ainsi un ralentissement de l'économie mondiale. Notons toutefois que les cours des produits de base ont remonté jusqu'à un certain point et que le malaise économique au Brésil pourrait s'estomper après une longue période de détérioration de cette économie.

  • Les menaces pesant sur le boom immobilier au Canada demeurent, surtout pour Vancouver et Toronto. RBC GMA constate que l'abordabilité décline rapidement sur le marché, les prix des maisons à l'échelle nationale étant de 10 % trop élevés. L'accessibilité à la propriété est grandement mise à mal à Vancouver et les prix y sont de 35 % trop haut. Les risques subis par ce boom immobilier comprennent l'éventualité de taux d'intérêt élevés, d'une récession ou d'une réglementation plus stricte sur ce marché.


Vidéo trimestrielle des Actualités

Eric Lascelles – Printemps 2016


RBC GAM English Player

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En voici les principaux points

  • L’année 2015 s’est terminée dans la tourmente de sorte que le début de 2016 a été marqué par la volatilité. Toutefois, les marchés financiers ont repris depuis une partie du terrain perdu. Bien que l’économie ait ralenti, nous prévoyons toujours qu’elle continuera de croître dans une certaine mesure, mais moins que prévu.
  • Des banques centrales ont réagi à la faiblesse économique récente en adoptant des taux d’intérêt négatifs. L’expérience leur a néanmoins appris qu’il est plus efficace de déployer un arsenal de mesures, dont les réductions de taux et l’accroissement de l’assouplissement quantitatif. La Réserve fédérale américaine (Fed), qui a haussé ses taux en décembre, fait cavalier seul, même si elle revoit encore ses plans à la baisse. Les taux obligataires et les taux d’intérêt demeureront probablement faibles en 2016.
  • L’économie mondiale est exposée à des risques de baisse qui évoluent, mais les craintes suscitées par le secteur bancaire en début d’année étaient probablement exagérées. Nous croyons que les risques liés au choc des ressources s’atténuent, puisque les prix des marchandises ne baissent pas de façon importante. Les risques liés à la dette demeurent assez élevés et, potentiellement, en hausse. Le risque d’une récession aux États-Unis est de l’ordre de 25 % à 30 %, ce qui est plus élevé qu’à la normale. Cependant, nous ne nous attendons pas à ce que le pays entre en récession. 
  • Les économies développées marquent le pas en général, mais l’économie américaine progresse franchement comme le montre la vigueur du marché du travail. La cadence est moins rapide dans les autres pays développés en raison du resserrement des conditions financières et, accessoirement, de l’incertitude politique. L’Europe connaît un ralentissement et le Japon a récemment traversé des moments difficiles, mais la situation générale n’est pas aussi mauvaise qu’on pourrait le croire.
  • Les préoccupations à l’égard de la monnaie et des marchés boursiers en Chine sont excessives, puisque la devise s'est stabilisée. Les marchés boursiers du pays se sont un peu redressés, et les craintes au sujet des sorties de capitaux se sont apaisées. La dette et le crédit posent toujours problème. De plus, nous prévoyons que le taux de croissance de l’économie chinoise tombera à 6 % cette année, puis qu’il se situera peut-être entre 5,5 % et 6 % l’année prochaine.
  • La croissance montre des signes de stabilisation dans les pays émergents, après plusieurs années de décélération. Les craintes au sujet de la dette des sociétés s’intensifient du fait que les emprunts ont été effectués en fonction d’hypothèses qui ne se sont pas avérées. En raison du choc des ressources et d’une situation politique changeante, le Brésil et la Russie éprouvent des difficultés, mais l’Inde se porte toujours assez bien. Les actions des marchés émergents semblent sous-évaluées.
  • Nous prévoyons que l’économie canadienne croîtra, mais faiblement. Par ailleurs, il existe des disparités considérables entre les provinces. Ainsi, l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve-et-Labrador peinent à cause du recul des ressources, tandis que l’Ontario, la Colombie-Britannique et, dans une certaine mesure, le Québec affichent à tout le moins une croissance normale, voire plus élevée qu’à la normale. L’économie a fait preuve de léthargie en début d’année, mais nous pensons qu’elle prendra du mieux lorsque les mesures de relance budgétaire commenceront à produire leurs effets et que les prix du pétrole augmenteront. À notre avis, il y a un risque que le marché du travail se détériore en 2016, puisque l’emploi a reculé au cours de trois des quatre derniers mois.
  • L’année a jusqu’ici été marquée par la volatilité. Malgré les risques importants et le mécontentement des marchés, nous pensons néanmoins que la croissance se poursuivra. La conjoncture a de bons côtés, puisque les turbulences des marchés créent des occasions pour les investisseurs actifs. Les obligations devraient rester assez chères dans un contexte où les actions demeurent près de leur juste valeur. Il est probable que le dollar américain montera encore, ce qui signifie, par extension, que le dollar canadien redescendra. Après avoir trop diminué, les prix des marchandises commencent à se redresser, et les prix du pétrole devraient évoluer à la hausse en 2016.

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